« Le cyber-harcèlement peut tuer », ou l’enjeu indispensable d’une couverture médiatique

« Le cyber-harcèlement peut tuer », ou l’enjeu indispensable d’une couverture médiatique

L’accès aux réseaux sociaux se fait de plus en plus jeune. Bien que la création de comptes sur Facebook, Youtube et autres ne soit autorisée qu’à partir de treize ans, nombreux sont ceux qui trichent sur leur âge afin de se hisser au niveau des plus âgés. Malheureusement, même s’ils sont prévenus contre les risques d’Internet, de nombreux jeunes se retrouvent face à eux-même en ce qui concerne le cyberharcèlement — qui, très souvent, ne vient pas seulement d’adultes mal intentionnés, mais également de leurs camarades.

Réactions négatives sur une photo de profil Facebook, dispute publique sur Twitter, commentaires insultants et questions désobligeantes sur les blogs, bien souvent ces adolescents entre onze et dix-sept ans, en pleine construction identitaire, ne savent plus comment réagir ou vers qui se tourner. Alors qu’une étude a révélé que le suicide était la deuxième cause de mortalité chez les adolescents et jeunes adultes, il est primordial, aux yeux de nombreuses associations, d’étendre la prise de conscience auprès des victimes et de leur entourage.

Une couverture médiatique devient importante, si ce n’est capitale, afin de démystifier ce phénomène qui a pris de plus en plus d’ampleur au cours de ces dernières années. De nombreuses vidéos sur le sujet sont postées en ligne, notamment sur Youtube et les comptes Twitter de la Police Nationale, et arrivent parfois à totaliser jusqu’à 10 000 vues. Certains spots de prévention commencent également à se diffuser également à la télévision. Le but ? Donner des clés de compréhension aux parents afin qu’ils puissent aider au mieux leurs enfants à se prévenir des risques du cyberharcèlement, ou mieux en sortir.

“Les enfants et jeunes adolescents nous disent quotidiennement qu’ils ont l’impression que le cyber-harcèlement ne s’arrêtera jamais, et qu’ils préféreraient être morts,” déclare le porte-parole de l’association britannique PAPYRUS (Prevention of the Young Suicide). “Pour résumer, le cyber-harcèlement peut tuer.”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *